Archives portraits


Philippe Chazelle, président de l’URPS-ML Hauts-de-France, tête de liste du collège spécialistes

2 décembre 2020

« L’indépendance ne se décrète pas… elle se construit ! »

Président de l’URPS Hauts-de-France, Philippe Chazelle se représentera en mars prochain. Avec un credo : l’avenir de la médecine libérale dépendra de sa capacité à défendre son indépendance… au bénéfice de ses patients.

Votre parcours de médecin en quelques mots ?

« Médecin généraliste à l’origine, j’ai effectué des remplacements entre 1981 et 1989, avant de prendre la succession d’un confrère stomatologue à partir de 1990. »
Pourquoi ce choix ? « J’ai toujours voulu faire de la chirurgie. Et j’ai opté pour la stomatologie car c’était les études de spécialité les plus compatible avec mes charges de famille, à l’époque. »
Suis-je satisfait de mon parcours ? «Totalement. C’est un métier très intéressant, qui donne le sentiment d’être vraiment utile à ses patients. Je travaille sur sollicitation de mes confrères. J’ai un planning très chargé, avec une activité moyenne double de celle de mes confrères de la région, mais je ne m’en plains pas, car je reste passionné. »

Votre engagement syndical : pourquoi ? Comment ?

« C’est un atavisme familial : chez moi, on s’est toujours engagé, en politique ou sous d’autres formes, au service des autres. Mon père et mes oncles ont donné beaucoup de leur temps à la politique et au syndicalisme. »
Les grandes lignes de mon parcours ? « J’ai intégré le CA de l’UMESPE dès mon installation au titre des stomatologues, un peu par hasard, car le confère qui y était m’a demandé de prendre sa suite. J’ai ensuite pris des responsabilités, au niveau départemental puis régional et enfin bureau national de la CSMF. En 2010, je deviens secrétaire général de l’Union des médecins spécialistes en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale. J’ai également été président de la CSMF Nord-Pas-de-Calais jusqu’en 2015. »
Pourquoi la CSMF ? « Parce que ses valeurs, celles d’une médecine libérale et sociale, correspondent étroitement aux miennes, marquées par le mouvement démocrate-chrétien. Je suis un fervent défenseur de l’indépendance professionnelle, mais j’estime que les médecins libéraux ont un devoir éthique vis-à-vis de leurs patients, à la fois en termes de qualité mais également de solidarité. »

URPS Hauts-de-France : quel bilan ?

« En parallèle de mon engagement syndical, je me suis vite investi dans la dynamique des unions régionales dès 1998. Je suis devenu président de l’URPS Nord-Pas de-Calais en 2011, puis président de l’URPS Hauts-de-France en 2016. »
Quels faits marquants sur ce dernier mandat ? « Nous avons travaillé dans deux directions. D’abord au service de la santé publique dans une région où il y a beaucoup à faire pour promouvoir la prévention et l’éducation à la santé. Ensuite, dans l’organisation des soins, avec la volonté systématique de défendre la médecine libérale dans toutes ses dimensions. La réactivité dont nous faisons preuve depuis le début de l’épidémie, avec l’envoi tous les deux jours de newsletters actualisant l’ensemble des connaissances sur la Covid19, témoigne de notre légitimité. Elles sont très lues par nos confrères. »
Elections 2021 : mes engagements pour le futur ?« Poursuivre l’effort en défendant toutes les formes d’exercice de la médecine libérale. Contribuer à une meilleure organisation des soins en défendant la place centrale de l’ambulatoire. Développer les systèmes d’informations, l’une des clés pour l’amélioration du système de santé. Soutenir la pluralité des organisations locales, y compris celles qui n’entrent pas dans les normes actuelles (CPTS, ESP, ESS…). »

Un souhait, un vœu pour la médecine libérale en 2025 ?

« Je souhaite que l’amélioration de la qualité des soins s’appuie sur une organisation qui n’oublie pas la relation humaine. Le patient doit rester prioritaire dans la consultation, la relation au médecin ne doit pas s’effacer derrière l’écran de l’ordinateur ! »