Édito du président


Gérer les URPS, pour quoi faire ?

Avec près de 80% d’abstention, force est de constater que les médecins libéraux se désintéressent de leurs URPS.
Les dernières élections aux URPS avaient pour but de voter pour les médecins qui auront en charge le fonctionnement et l’organisation de la médecine libérale dans les 17 régions françaises.
Ces élections étaient aussi et surtout des élections en vue de la future convention médicale.
Sur ce plan, la CSMF ne peut que se satisfaire de rester le premier des syndicats médicaux français, en nombre de voix et en nombre d’élus. Cela traduit à l’évidence un attachement de la plupart d’entre nous à une médecine libérale et sociale et à la nécessaire coordination entre médecins généralistes et médecins spécialistes dans l’organisation du soin.
L’abstention constatée au cours de ces élections doit cependant nous interroger.
La gestion des URPS doit être partagée entre tous les syndicats élus qui doivent être au service de l’organisation territoriale des soins. L’administration que représente les ARS ne peut pas, seule, effectuer des choix territoriaux en matière de santé.
Concernant la médecine libérale, les URPS sont là pour donner les grandes orientations en matière d’accès aux soins. Les URPS doivent ainsi porter les projets d’Équipes de Soins Spécialisés, de soins non programmés, de stages d’internes en médecine libérale ou de lignes de PDSES. Ces projets doivent être portés et défendus auprès des ARS.
C’est aux professionnels de santé de prendre le pas sur l’organisation territoriale des soins et à l’administration de les accompagner et non pas l’inverse.

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF