Interview


Dr Laurent Verzaux, radiologue et directeur général du groupe VIDI

VIDI : ambassadeur d’une radiologie libérale avant-gardiste

L’histoire de cette saga, commencé il y a seulement trois ans, était, dans un premier temps, de répondre à une forte attente des radiologues libéraux. L’objectif : construire un opérateur d’imagerie médicale performant pour favoriser une qualité de soins dans l’intérêt des patients.

Partis à 207 radiologues, ils sont aujourd’hui 850, regroupant 3 300 collaborateurs dans 46 centres d’imagerie, pour apporter une qualité de soins à plus de 5 millions de patients. Une croissance exponentielle pour VIDI réussie grâce à la gouvernance ambitieuse portée par trois médecins radiologues Alain Guillemot, le président, Robert Lavayssière et Laurent Verzaux, tous les deux directeurs généraux du groupe VIDI.

« Cette croissance était une étape nécessaire, confie Laurent Verzaux, car il faut une taille minimale pour permettre à la radiologie de s’organiser sur un territoire et de répondre à la permanence de soins grâce à l’offre en téléradiologie. C’est un enjeu majeur qui permet aux patients de bénéficier, quel que soit leur lieu de résidence, des meilleurs diagnostics et de la performance de la radiologie interventionnelle (cancer et endométriose en sont quelques exemples). L’innovation est aussi dans l’organisation »

« Mais qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, affirme Laurent Verzaux, VIDI n’a pas pour ambition de remplacer les syndicats, simplement de mettre en œuvre les politiques choisies. VIDI est un opérateur qui devient chaque jour plus puissant dans l’intérêt de la médecine libérale pour offrir une alternative à l’hospitalo-centrisme des GHT par exemple, et il est important que les médecins libéraux puissent développer des organisations comme celle-ci dans d’autres spécialités libérales. »

« Demain VIDI va investir d’autres champs de compétences pour aider les radiologues à être plus performants encore dans l’organisation territoriale. Le chantier de l’intelligence artificielle va s’ouvrir, aujourd’hui le modèle est en train de se chercher ; nous y réfléchissons et nous pensons qu’il faut établir un modèle pragmatique permettant une aide aux diagnostics aux examens de contrôle avec des mesures automatiques pour gagner du temps. Car le temps c’est la variable qu’il nous faut maîtriser pour rendre acceptable la permanence des soins par les acteurs de la radiologie ! »

« L’intelligence artificielle (au-delà d’une bonne coordination entre le premier et le second recours) c’est aussi le moyen de réussir enfin la pertinence pour éviter les examens inutiles dans l’intérêt des patients et des comptes publics de la Sécurité Sociale. VIDI y travaille. »

VIDI incite aussi le regroupement des radiologues libéraux, c’est la voie de passage pour être compétitif à l’avenir ; d’ailleurs il faut un cabinet de minimum 5 radiologues pour adhérer à VIDI, l’organisation est une des clés pour réussir.

« Ce que VIDI démontre, c’est que les syndicats de médecins libéraux ont besoin d’opérateurs pour mettre en œuvre les politiques négociées avec l’État ; les radiologues libéraux ont ouvert une brèche avec VIDI ; d’autres spécialités libérales doivent s’organiser ! »

Il y a ceux qui disent ; il a ceux qui font ; VIDI l’a fait, c’est donc possible pour les autres.