Actus


Déprogrammations, encore et toujours…

24 janvier 2022

Depuis le début de l’année, les ARS mettent la pression aux établissements de santé afin de déprogrammer les activités chirurgicales et médicales qui peuvent l’être. L’objectif, bien évidemment, est de mettre à disposition, au cas où il y aurait un afflux de malades, un maximum de lits de réanimation pour faire face au raz-de-marée attendu à cause des contaminations liées au variant omicron.

Pour ne rien arranger les établissements privés de santé sont déjà sous tension sur les ressources humaines, en particulier avec les infirmiers qui doivent faire face au pic épidémique de la grippe, mais aussi à des équipes affaiblit par la fatigue et les contaminations COVID qui n’épargnent pas le personnel médical.

L’Institut Pasteur vient d’annoncer que la vague omicron sera à son paroxysme fin janvier, début février, nous en sommes donc qu’au début.

Selon les ARS les seules interventions préservées pour l’instant relèvent de quelques spécialités comme la cardiologie, les greffes, la chirurgie cardiaque, la pédiatrie et la néphrologie.

Face à ce constat, auquel ont déjà été confrontés les médecins spécialistes, nous avons demandé deux mesures prioritairement :

  • Les décisions concernant la déprogrammation ne doivent pas être prises de manière unilatérale par les ARS, mais de façon concertée avec les médecins, les commissions médicales d’établissement et les directions de cliniques privées, car à l’évidence, après la crise sanitaire, les patients demanderont des comptes à leurs médecins, pas aux ARS.
  • Le dispositif DIPA 5 sur décembre 2021 et janvier 2022 doit garantir une rémunération au moins égale à 80% des honoraires liés à l’activité versés par l’Assurance Maladie aux médecins conventionnés concernés sur la période de référence.
    Sous réserve des dispositions du décret d’application à paraître, la prorogation du dispositif se fera selon les modalités suivantes :
    – Remontées par les ARS d’une liste des établissements concernés par les déprogrammations avec les activités ciblées (établissement situé dans une région où la tension hospitalière est supérieure à 50% et dont l’activité est significativement impactée)
    – Transmission d’une demande du PS avec validation de l’établissement confirmant que l’activité a été impactée par les déprogrammations. Pour se faire, un courrier type de demande sera prochainement diffusé et devra être transmis dans un délai imparti à l’issue de la période de référence à une adresse mail dédiée. Après validation de votre éligibilité et du calcul du montant par la Caisse d’Assurance Maladie, l’aide vous sera versée à M+6.