Archives édito


Les spécialistes CSMF au rendez-vous des élections ! 

22 avril 2021

Qui l’eut cru ! Pendant que certains annonçaient un raz de marée en leur faveur et une défaite de la CSMF, nous, Les Spécialistes CSMF, nous avons travaillé à votre service et dans le sens de l’intérêt de tous les médecins.
Rappelons-nous Mars 2020 et ce 1er confinement…
Quel a été le syndicat qui a accompagné, aidé, soutenu les médecins spécialistes libéraux ?
Parce que pour nous, le syndicat service, le syndicat de service, ce ne sont pas des mots en l’air !

Quand nous lançons le projet Cabinet 2030, cabinet de l’excellence de l’innovation organisationnelle, c’est parce que nous sommes convaincus que l’entreprise médicale libérale est la planche de salut de la médecine libérale.  Parce que nous sommes convaincus que la médecine libérale, par son agilité, son dynamisme, son innovation et sa qualité, est la seule à pouvoir répondre aux enjeux de l’offre de soins. Parce que pour y arriver la médecine libérale a besoin d’un plan Marshall où l’État donnera aux médecins libéraux les moyens d’investir pour faire face aux enjeux de demain. Parce que nous sommes convaincus qu’un médecin ne peut plus partir en retraite sans revendre, non pas tant sa patientèle, mais son organisation territoriale que son successeur fera à son tour évoluer et fructifier.

Et de toute évidence, nous avons été entendus et nous vous en remercions.

Malgré un faible taux de participation qui aurait dû nous pénaliser, malgré la scission vécue au sein de la CSMF il y a 14 mois au profit d’ambitions personnelles et d’un repli sur soi tellement dangereux pour les médecins spécialistes, la CSMF reste le 1er syndicat de médecins en France. La parité a donné un coup de jeune et de féminisme à une CSMF en pleine refondation.

Les Spécialistes CSMF ont fait mieux que résister !
Nos élus sont issus de 24 spécialités différentes.
Deux-tiers des médecins ont fait le choix d’un syndicat poly-catégoriel.
L’exercice médical est un exercice collectif. Nous le savons tous. Il en va de même du syndicalisme médical qui, à la CSMF, se tourne vers l’innovation, l’expertise, la coordination et la formation au service de tous les médecins. 

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » (Nelson Mandela). Nous avons gagné et nous apprenons.

Le secteur 2 :  indispensable espace de liberté tarifaire

18 mars 2021

Le programme politique de la CSMF défend la nécessaire simplification de nos actes. Contrairement à certains syndicats, la CSMF n’a pas été signataire de la convention 2016. Le motif principal en était la complexité des actes et l’absence de revalorisation suffisante pour les médecins spécialistes. Nous défendons aujourd’hui la nécessaire simplification de nos actes. Il faut arrêter le principe des modificateurs et majorateurs divers qui complexifient notre nomenclature jusqu’à la rendre quasiment inapplicable et le plus souvent inappliquée. Pour les actes cliniques, nous défendons le principe de quatre niveaux de consultation. Ces niveaux devront être établis spécialité par spécialité par les syndicats en lien avec les Conseils Nationaux Professionnels. Vous savez également que se dessine une réforme de la CCAM. Cette réforme a pour objectif de diminuer le nombre d’actes qui est aujourd’hui de plus de 8000. Nous accompagnerons cette réforme avec le nécessaire objectif d’une revalorisation des actes techniques. C’est en particulier le cas pour le “point travail », gelé depuis 2004. Il est nécessaire que la rémunération des médecins français puisse rejoindre celle de leurs voisins de l’Europe de l’Ouest. 

Vous savez également que l’idée de l’espace de liberté tarifaire est née chez nous, à la CSMF. Cet espace de liberté tarifaire doit être accessible à tous les médecins comme il existe déjà chez nos voisins européens. 

Un certain nombre d’entre nous exerçons en secteur 2. Le secteur 2 est un secteur conventionnel. Il est nécessaire à la pratique de nombreuses spécialités médicales et chirurgicales. Les conditions d’accès au secteur 2 doivent être maintenues. Depuis des mois, nous en défendons le principe et restons très vigilants pour que la réforme du 3ème cycle des études médicales et du post internat ne modifient pas les conditions d’accès des plus jeunes à ce secteur conventionnel. Mais nous défendons également les mêmes tarifs opposables pour tous les médecins signataires de la convention, qu’ils soient secteur 1 ou secteur 2, signataires ou non de l’OPTAM. La différenciation qui est aujourd’hui faite pour les tarifs opposables des actes pratiqués par un médecin exerçant en secteur 2 et pour les mêmes actes pratiqués par des médecins exerçant en secteur 1 ou en secteur 2 signataires de l’OPTAM, n’est pas acceptable. Cela pénalise les médecins mais surtout pénalise les patients dont l’assiette de remboursement se trouve ainsi injustement différenciée. 
Défendre ainsi les principes du secteur 2, c’est défendre tous ensemble le principe de la convention médicale. Exercer en secteur 2 est un choix accessible aujourd’hui par des conditions qui doivent être maintenues. Ce choix n’est peut-être pas applicable pour tous. Au-delà des conditions d’accès fixées par la formation initiale, ce choix dépend de ses modalités d’exercice et souvent de son environnement. Cette liberté doit être maintenue. 

Parallèlement, un espace de liberté tarifaire doit être créé pour tous les médecins, quel que soit leur mode d’exercice. C’est un des éléments du plan Marshall nécessaire à la médecine libérale spécialisée, afin de nous donner les moyens nécessaires à une meilleure organisation territoriale au service de l’offre de soins et de l’accès aux soins pour tous les français.

Cumul Emploi Retraite : travailler en toute liberté ! 

3 mars 2021

En janvier 2020, la CSMF a obtenu une avancée majeure pour régulariser une injustice sociale qui faisait qu’un médecin en cumul emploi-retraite cotisait sans l’acquisition de nouveaux droits.

A partir du 1er janvier 2022, ce sera fini grâce au lobbying de la CSMF.

Aujourd’hui, Les Spécialistes-CSMF revendique le droit pour les médecins au cumul emploi-retraite de pouvoir travailler en toute liberté en ayant des charges qui soient proportionnelles à leur activité quel que soit le nombre d’actes réalisés. Il ne doit y avoir aucune limite à leur activité, qu’elle soit minimale ou maximale. Le plaisir d’exercer et son attractivité doivent être les moteurs pour inciter les médecins en cumul emploi-retraite à continuer à travailler.

Par ailleurs, la pandémie Covid-19 nous a enseigné que celles et ceux qui sont en cumul emploi-retraite doivent être protégés en priorité à chaque fois qu’ils seront confrontés à une situation similaire.

A la CSMF, nous pensons que le cumul emploi-retraite doit être un espace de vie de liberté pour les médecins et nous devons tout mettre en œuvre pour le favoriser.

Innovation : il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui agissent !

16 février 2021

Incontestablement le projet politique des Spécialistes CSMF est construit autour de l’innovation, qu’elle soit tarifaire, organisationnelle ou technique. Tous nos interlocuteurs le reconnaissent, ce projet conduira à une rénovation en profondeur de la médecine libérale.

L’avènement du Cabinet 2030, porté avec la Maison de l’Innovation de la Médecine Spécialisée, la transformation du siège de la CSMF en maison de l’excellence de la médecine libérale sont aussi des innovations structurelles fortes pour la CSMF comme pour les entreprises médicales, que portent tous les médecins spécialistes libéraux. Ces innovations vont s’inscrire dans le temps et elles seront le moteur du plan Marshall que va engager ce mouvement que nous mettons en place et qui permettra à la médecine spécialisée d’être encore plus performante dans l’intérêt des patients.

Enfin ce projet politique permettra de créer de la valeur à nos entreprises médicales, valeur qui nous permettra de pouvoir mettre en œuvre une politique d’investissement dans le temps.

Ce projet politique est le fruit de la mutation de la CSMF. Il a été rendu possible grâce à une nouvelle gouvernance des Spécialistes CSMF depuis le 1er janvier 2020, date de notre nouveau départ.

Une gouvernance qui se veut pragmatique, opérationnelle et qui considère, comme disait Malraux « que les idées sont faites pour être vécues » car en parler c’est bien, le faire c’est beaucoup mieux !

Ce projet politique est bien évidemment le fruit d’un bureau très représentatif, très impliqué et à la parole libérée qui porte cette nouvelle CSMF des médecins spécialistes où il fait bon vivre !

Le bonheur d’être ensemble, l’envie d’une médecine libérale plus forte et la conviction que sans innovation il n’y a pas d’avenir… voilà pourquoi notre marque de fabrique repose sur l’innovation.

Le renouveau

4 février 2021

Un vent nouveau souffle sur le syndicalisme médical !
La CSMF, mère de tous les syndicats médicaux, porte une rénovation de grande envergure. Ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas d’une opération de communication. Cette volonté affirmée de faire évoluer le syndicalisme médical est une nécessité. D’un syndicalisme de défense, nous devons évoluer vers un syndicalisme de services. La finalité est d’inventer ensemble la Santé de demain au service de nos concitoyens. Et pour cela, il nous faut être inventif, réactif et faire preuve d’agilité.

Qui mieux que la médecine libérale peut relever ce défi. C’est dans cette voie que la CSMF s’est engagée. Nous portons un projet politique ambitieux centré sur l’innovation, l’expertise, la formation et la coordination. La Maison de l’Innovation de la Médecine Spécialisée (MIMS) en est un des fleurons. Nous saluons ses débuts très prometteurs à en croire les partenaires majeurs qui l’ont déjà rejointe. La CSMF accueillera très bientôt un incubateur de start-up.

Nous inventerons ensemble la médecine de demain. Notre siège parisien évolue et va devenir la Maison de tous les médecins libéraux. Les Caravanes de l’Innovation viendront à votre rencontre pour vous écouter et tous ensemble faire évoluer notre exercice. Pour nous, il est inconcevable qu’un médecin puisse partir à la retraite sans valoriser son exercice. Certes, les patientèles ne se vendent plus. En revanche, travailler ensemble pour offrir à tous les français un accès à la médecine spécialisée est un projet ambitieux, nécessaire et qui assurera la transmission de nos organisations.

A côté des GHT, nous devons nous organiser et faire évoluer nos cabinets vers des entreprises médicales seules à même de répondre à la demande de soins en médecine spécialisée. Cela ne peut se concevoir qu’en lien avec les médecins généralistes mais devra aussi nous amener à travailler en coordination avec les autres professionnels de santé.

Cette évolution sociétale de la Santé est nécessaire. Nous avons la volonté et la capacité d’y répondre.

Ce souffle nouveau vous gagne ! Et cela se voit ! Pour les élections aux URPS, seule la CSMF est en mesure de présenter des listes dans les deux collèges et dans tous les territoires, sans en négliger aucun. Avec 36% de consœurs sur nos listes, nous sommes fiers d’annoncer une féminisation et un réel rajeunissement de nos listes.

Tous ensemble, dans toutes nos régions et dans toutes nos verticalités, nous pouvons construire la médecine de demain. A nous de montrer la voie du renouveau !

La CNAM ne respecte pas la parole donnée !

14 janvier 2021

Tous les observateurs s’inquiètent du risque imminent d’une nouvelle vague de la pandémie à Covid-19 et de ses variants. Le retard pris en France pour la vaccination nous menace d’un risque sanitaire lourd tant pour les patients souffrant de Covid que pour ceux, nombreux, dont la prise en charge a été différée. De graves conséquences économiques pour les cabinets de médecins spécialistes seraient à craindre si nous devions subir de nouvelles déprogrammations décidées sans concertation.

Au printemps dernier, la CNAM avait décidé de soutenir les médecins libéraux par le paiement de leurs charges. Nous avions dénoncé la complexité et l’insuffisance d’un dispositif d’aide qui, dans les faits, n’a compensé que moins de 50% de nos charges. Nous avons également dénoncé, à plusieurs reprises, l’absence de mesures visant à valoriser le travail des 80 000 salariés des cabinets médicaux faisant d’eux les oubliés de la République au contraire des salariés des établissements de santé justement reconnus par les accords du Ségur de la Santé.

Au printemps, la CNAM a versé 80% de l’aide estimée par chaque médecin libéral. Les 20% restant devaient arriver avant le 31 Décembre … Or à ce jour, ce reliquat n’a toujours pas été versé. Un engagement se doit d’être respecté ! La confiance doit être la base de notre contrat social. Les Spécialistes CSMF en appelle donc à la CNAM pour accélérer le mouvement et procéder au règlement des 20% attendus

UN SYNDICAT POUR QUOI FAIRE ?

2 décembre 2020

Cette question à la une de notre newsletter pourrait paraitre saugrenue et pourtant … Et pourtant un syndicat de médecins libéraux a deux fonctions essentielles : Défendre la médecine libérale et faire évoluer l’exercice futur. Être aussi un syndicat de services.

Défendre la médecine libérale et préparer demain, la CSMF s’y emploie ! Les Spécialistes CSMF en font leur cheval de bataille ! Les valeurs d’innovation, d’expertise, de formation sont nôtres. Elles sont à la base de notre projet entrepreneurial. La coordination entre tous les médecins, l’exercice regroupé comme pourront le permettre les équipes de soins spécialisées, réalisent des concepts nés à la CSMF.

Être un syndicat de services. Plus qu’un engagement, c’est un devoir. Cela passe par un travail constant au service de tous les médecins et de tous les chirurgiens. C’est par ce travail et la compétence de toute une équipe que nous donnons à tous les médecins toutes les informations utiles en pleine pandémie à Covid-19. C’est par ce travail mais aussi l’écoute d’un syndicat respecté que nous avons fait bouger les lignes. Pas suffisamment diront certains. Peut-être, mais plus que tout autre assurément. Encore très récemment, nous nous sommes indignés contre les déprogrammations excessives et leurs caractères administratifs. Mais nous avons également et surtout agi. Dans de nombreux territoires l’étau s’est desserré. Si vous vous heurtez à une quelconque difficulté dans votre quotidien de médecin spécialiste, nous sommes à vos côtés. C’est ainsi que nous concevons notre rôle avec engagement, sérieux, sens des responsabilités et respect de la parole donnée. Notre vigilance est accrue à l’aube du déconfinement afin que les lenteurs du printemps dernier ne se reproduisent plus. Nous y travaillons déjà depuis quelques temps en lien avec les autorités de tutelle.

Voilà pourquoi nous devons être unis. Voilà pourquoi un syndicalisme médical fort est une nécessité. C’est tous ensemble que nous inventerons la médecine libérale spécialisée de demain.

La colère gronde chez les spécialistes !

2 novembre 2020

Si la convention 2016 n’a pas été signée par la CSMF c’est essentiellement à la demande des médecins spécialistes qui considéraient, à juste titre, en être les parents pauvres. Le Ségur de la santé a permis des avancées salariales notables pour les soignants de l’hôpital, pour les étudiants, externes et internes, et pour nos confrères praticiens hospitaliers. Cela était nécessaire pour leur permettre de poursuivre le travail remarquable réalisé dans des conditions difficiles. Ils trouveront là une reconnaissance méritée. Mais ils n’étaient pas seuls !  Les soignants et les praticiens libéraux ont été oubliés. Pourtant, ils n’ont pas démérité, loin s’en faut, en prodiguant à la population les meilleurs soins dans des conditions précaires et parfois dangereuses payant un lourd tribut à l’épidémie, un trop lourd tribut… Alors il ne faut pas les oublier !

Nous avons alerté notre ministre de la santé, Olivier Véran, sur la nécessaire revalorisation de la médecine libérale en général et de la médecine spécialisée en particulier. Les promesses du début de l’été n’ont pas été tenues, ce qui a amené la CSMF à claquer la porte des négociations conventionnelles. Cela n’est pas passé inaperçu et interpelle nos interlocuteurs au ministère et à la CNAM.  La coupe est pleine, cela ne peut plus durer.  Voilà près de 30 ans que les tarifs sont gelés pour de nombreuses spécialités chirurgicales, médicotechniques et médicales. Si trois spécialités sont citées dans la lettre de cadrage du ministre et se sont vues promettre des avancées tarifaires, elles sont insuffisantes. Cela a notamment fait vivement réagir le syndicat des psychiatres mais que dire des autres spécialités oubliées qui ont également réagi que ce soient les endocrinologues, les rhumatologues, les internistes et d’autres encore qui sont en grandes difficultés et qui ne seront bientôt plus attractives pour les jeunes générations. Comment allons-nous traiter la population française s’il y a un désengagement des futurs praticiens pour la médecine spécialisée libérale ?

Il ne peut pas y avoir de négociations si la médecine spécialisée libérale est encore oubliée, méprisée, bafouée !
Cette médecine spécialisée libérale est un élément fort de la santé des Français. L’innovation, l’expertise, la formation, et la coordination avec les spécialistes de médecine générale en sont les qualités principales. Ne pas lui donner les moyens de ses ambitions est une faute et une menace pour la santé de l’ensemble de la nation.
Alors ensemble, bâtissons cette nouvelle organisation que nous demandons tous, avec les moyens appropriés et en ne laissant personne sur le bord de la route. Nous sommes prêts à le faire mais nous ne nous battrons plus avec des « épées de bois »

Négociations conventionnelles : la CSMF claque la porte

14 octobre 2020

Dès le début du Ségur de la santé,nous avions dénoncé son caractère purement hospitalo-centré.  Nous avions alors reçu l’engagement du Ministre de la Santé que la médecine libérale ne serait pas oubliée et que des moyens importants seraient mis sur la table des négociations conventionnelles à venir. La lettre de cadrage adressée par Monsieur Olivier VERAN au Directeur Général de la CNAM a fait l’effet d’une douche froide tant cette dernière était étriquée et dénuée d’ambitions et de moyens pour la médecine libérale. Les premières séances de négociations conventionnelles nous ont malheureusement donné raison. De toute évidence, Monsieur Thomas FATOME, Directeur Général de la CNAM, a bien peu de moyens pour négocier cet avenant à la convention médicale…

L’analyse du PLFSS 2021 a confirmé notre analyse : l’hôpital va bénéficier de 28 milliards d’euros sur 5 ans, et d’ores et déjà en 2021 de 4,6 milliards d’euros uniquement pour les revalorisations salariales. Quasiment rien n’est prévu pour les soins de ville et seuls 300 millions d’euros sont prévus dans le cadre de la « hausse des professionnels de santé libéraux ». Ceci pour l’ensemble des professionnels de santé de ville !

Dans ce PLFSS, le gouvernement inclut également une prolongation de la convention actuelle au printemps 2023. En agissant ainsi, le gouvernement a décidé de geler les tarifs médicaux actuels jusqu’à fin 2023.

Trop, c’est trop ! En syndicat responsable, la CSMF a décidé de claquer la porte des négociations conventionnelles devenues inutiles et indignes pour les médecins libéraux. Voilà comment le Gouvernement considère aujourd’hui la médecine libérale. Nous sommes bien loin des louanges adressées aux médecins libéraux dont on saluait l’agilité dans la gestion de la crise sanitaire à Covid-19…

Tous ensemble !

24 septembre 2020

C’est en effet avec détermination, dans un souci de coordination et du rassemblement de l’ensemble des médecins spécialistes, que nous venons d’entamer les négociations conventionnelles. Le Gouvernement et la CNAM nous donnent deux mois pour aboutir à un accord. Cet accord ne sera possible que si tous les médecins spécialistes, de toutes les spécialités et de tous les modes d’exercice y trouvent leur compte. La médecine spécialisée libérale a été le grand perdant des conventions précédentes. Un rattrapage s’impose. Cela ne peut être envisagé que par une valorisation de nos actes cliniques et de nos actes techniques.

La problématique du soin non programmé fera l’objet des premières séances des négociations conventionnelles. Pour les médecins spécialistes, cela passe par une extension de la MCU aux actes techniques et un élargissement de la MCU qui doit passer de 48 heures à 5 jours. Cette MCU doit être applicable pour tous les patients adressés par un médecin.

La revalorisation des consultations doit prioritairement concerner les spécialités cliniques citées dans la lettre de cadrage de Monsieur Olivier Véran mais également toutes les spécialités cliniques trop souvent situées en bas de l’échelle de rémunération de l’ensemble des médecins libéraux. Mais cette revalorisation doit également toucher l’ensemble des médecins spécialistes au travers des actes de coordination que sont APC et APY et par une consultation de synthèse annuelle pour les patients chroniques en ALD.

Cette revalorisation doit également concerner les actes techniques. Le point travail est gelé depuis plus de 15 ans ! Cela ne peut plus durer ainsi !

C’est donc avec détermination et le souci du rassemblement de tous les médecins libéraux que nous entamons ces négociations conventionnelles. Les français sont attachés à leurs médecins spécialistes et à la nécessaire coordination avec leur médecin traitant. Nous ne transigerons pas sur les attentes légitimes des médecins spécialistes. 

Universités d’Été de la CSMF : quel succès !

10 septembre 2020

Ne laissez personne vous dire que c’est impossible ! La CSMF vient à nouveau de le montrer en organisant en présentiel, à Antibes Juan-les-Pins, ses 26èmes Universités d’Été. Et quel succès ! Plus de 160 inscrits, des débats riches, passionnants, passionnés, et une unité retrouvée entre tous. Le bonheur se lisait sur les visages masqués de tous les participants. La CSMF a su à nouveau montrer comment nous pouvions, avec sérieux et une rigueur exemplaire dans les mesures prises en cette période difficile d’infection à COVID-19, organiser nos Universités d’Été.

La rénovation, oserais-je dire la révolution du syndicalisme médical, est en marche. La présentation d’un programme politique avant-gardiste, le projet entrepreneurial très ambitieux de la Maison Confédérale et la réforme des statuts ont été salués de toutes parts. La CSMF surprend par sa volonté affirmée de réinventer le syndicalisme mais au-delà de réinventer la médecine libérale en mettant en avant la coordination, l’innovation, la simplification, la valorisation de la qualité et de la pertinence et la nécessaire prise en compte du développement durable en santé et de la qualité environnementale.

“Là où il y a une volonté, il y a un chemin où nos rêves se réalisent”. Faisons nôtre cette citation apocryphe et ne laissons personne nous dire que c’est impossible.

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF

Les Spécialistes CSMF revendiquent des revalorisations tarifaires
A quand un Ségur des libéraux ?

28 juillet 2020

Après 50 jours de débat, le Ministre de la Santé Olivier Véran a présenté les conclusions du Ségur.

Comme nous l’annoncions dès le 1er jour, le Ségur de la Santé est un Ségur de l’hôpital public. L’aide conséquente de plus de 27 milliards d’euros permettant à l’hôpital et à ses personnels de sortir de la crise hospitalière, de se désendetter et de se restructurer est là pour en témoigner. Nous saluons cette aide nécessaire attendue par les usagers et les soignants.

Cependant, le compteur des médecins spécialistes libéraux reste désespérément bloqué à zéro ! Les Spécialistes Csmf en appellent à un Ségur de la Médecine Libérale sous forme de négociations conventionnelles.

Les médecins spécialistes revendiquent :

  • une revalorisation des actes techniques dont le point travail est bloqué depuis 15 ans avec la mise en place de la CCAM
  • une revalorisation de nos consultations dont notamment l’APC/APY

Cette base de négociation est intangible pour les médecins spécialistes trop longtemps oubliés. Les français ne comprendraient pas que nous puissions à nouveau être les laissés pour compte de la rénovation du système de Santé.

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF

Avenant conventionnel : les revendications des médecins spécialistes

13 juillet 2020

En 2016, la CSMF n’avait pas signé la convention médicale, la jugeant déséquilibrée, peu ambitieuse et d’une complexité difficilement applicable. Les médecins spécialistes avaient lourdement pesé dans cette décision tant la médecine spécialisée était le parent pauvre de cette convention. Il y a quelques mois le Ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé son intention de proroger la convention actuelle au-delà des élections présidentielles de 2022. La réponse de la CSMF ne s’est pas faite attendre pour demander l’ouverture de négociations dans le cadre d’un avenant à la convention médicale. Celles-ci s’ouvriront le 24 Août.

Chacun comprendra que, dans ce contexte, les attentes des médecins spécialistes sont grandes. Les Spécialistes CSMF s’en sont ouverts mercredi dernier au Ministre des Solidarités et de la Santé et hier encore à la Conseillère Santé du Président de la République. Chacun sait que nous portons les valeurs de qualité, de pertinence et d’une meilleure offre territoriale en coordination avec les médecins traitants. Nos demandes les intègrent. Elles concernent toutes les spécialités et devront intéresser à tous les modes d’exercice. 

  • Spécialités médico-techniques et chirurgicales : revalorisation du point travail bloqué à 0,44 € depuis 15 ans ! 
  • Coordination : 
    – Création d’une consultation annuelle de synthèse majorée en tant que consultation très complexe pour la prise en charge des pathologies chroniques. Cette consultation enrichira le DMP.
    – Revalorisation de l’APC/APY et élargissement de son application. 
  • Soins non programmés : extension de la Majoration Correspondant Urgence (MCU) de 48 h à 5 jours ouvrés. Son application participera au désengorgement des services d’urgence hospitalière. Elle est source d’économie et s’intègre dans la nécessaire coordination entre le médecin traitant et les spécialistes. La MCU devra être applicable aux consultations et aux actes techniques. 
  • Qualité et pertinence : association d’une consultation et d’un acte technique. Cette revendication est source d’économie, d’une meilleure qualité d’exercice et d’une plus grande accessibilité aux médecins.
  • Virage ambulatoire : simplification et déploiement des consultations complexes et très complexes. Elles sont le témoin de l’engagement des spécialistes dans le nécessaire virage ambulatoire. 
  • Télémédecine : les avancées qui ont permis d’accéder plus facilement à la téléconsultation pendant le confinement doivent être maintenues. La téléexpertise et le télésuivi doivent intégrer notre pratique quotidienne. Pour cela, leurs contours doivent être redéfinis et leurs tarifs revus à la hausse significativement.
  • Prévention : création d’une consultation de prévention en médecine spécialisée.
  • Statut unique du médecin : même si cela s’intègre plus dans le Ségur de la Santé que dans le champ conventionnel, nous réaffirmons notre attachement à une évolution vers un statut unique du médecin donnant plus de liberté aux uns et aux autres. Pour les spécialistes libéraux, ce statut devra donner une reconnaissance à l’activité d’enseignement et de recherche clinique qui n’est plus aujourd’hui l’apanage des seuls CHU.

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF

Pathologies chroniques : une prise en charge coordonnée et libérale

29 juin 2020

Dans de nombreuses situations, les médecins spécialistes jouent un rôle majeur dans la prise en charge de patients souffrant de pathologies chroniques. Leur rôle d’expertise s’inscrit en lien et en coordination avec le médecin traitant. En s’appuyant sur l’expertise de chacun, cette coordination est un gage de la qualité et d’efficience dans la prise en charge de ces maladies souvent complexes. En revanche, l’expertise particulière du médecin spécialiste dans son champ de compétence et la coordination nécessaire avec le spécialiste en médecine générale ne trouvent aujourd’hui aucune traduction réelle dans la convention médicale. Nous devons changer de braquet.

Les Spécialistes CSMF porteront dans les prochaines négociations conventionnelles 3 revendications particulières sur ce sujet : 

  • un élargissement des règles de l’APC qui est par essence la base même de l’acte de coordination. L’APC ne peut aujourd’hui être employé dans le suivi des patients en ALD où la complexité de prise en charge impose pourtant une réelle coordination
  • une acte de consultation très complexe  où la majoration MIS (+ 30 €) devra pouvoir être appliquée en cas de changement significatif d’orientation et de prise en charge du patient devant une évolution de sa maladie
  •  enfin, la création d’une consultation annuelle de synthèse avec un retour vers le médecin traitant et un compte rendu intégré dans le DMP. C’est un élément essentiel de la coordination et de la qualité de la prise en charge de ces patients souffrant d’affection lourde

Ne nous y trompons pas ! Ces demandes ne font que traduire la volonté d’une prise en charge centrée sur la valeur en santé, où qualité, efficience et innovation sont les maîtres mots.  Gérer une maladie chronique en ville facilite la vie des patients. Elle coûte également nettement moins cher qu’à l’hôpital ! Cet engagement est une source d’économie pour la collectivité.

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF

Ségur de la santé : qu’en attendre ?

15 juin 2020

A peine lancé, le Ségur de la Santé montre son caractère très hospitalo-centré. Cela ne surprend personne, et en particulier ne surprend pas les syndicats représentatifs de médecins libéraux qui y participent. 

On constate pourtant qu’il est temps de réformer en profondeur notre système de santé et de l’adapter aux besoins des français. 

Quatre axes principaux doivent à notre sens permettre de répondre à cette ambition de changement : 

  • Le statut unique du médecin : les ordonnances Debré de 1958 ont cantonné la médecine libérale au soin. Nous devons décloisonner notre système de santé et permettre à tous les médecins, quel que soit leur statut, de participer pleinement aux soins mais aussi à la formation et la recherche clinique. 
  • La qualité, l’expertise, et la pertinence sont des axes phares de notre politique. A l’instar de nombreux autres pays occidentaux, il est temps d’inclure la qualité et la pertinence dans nos modes de rémunération. 
  • La coordination entre la médecine générale et la médecine spécialisée doit être renforcée et valorisée. Cette coordination doit permettre de mieux définir les parcours de soins et leur corollaire qu’est la hiérarchisation des consultations 
  • La formation des internes et des externes doit leur permettre d’accéder à des stages en libéral. Il s’agit d’une demande forte des plus jeunes de nos confrères. 

Le Ségur de la Santé devrait être une chance et une première pierre d’un dispositif nouveau centré sur la coordination, l’innovation, la qualité et l’expertise.

Nous revendiquons cette volonté de changement et appelons le gouvernement à s’en saisir.

A défaut, ce Ségur n’aura été qu’une énième concertation et on aura perdu une belle occasion de bouger les lignes. 

Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF

Les Spécialistes CSMF sont très heureux de vous offrir cette première newsletter.

2 juin 2020

Après la mise en ligne, il y a quelques jours, de notre site internet https://www.lesspecialistescsmf.org/, cette publication témoigne du dynamisme de notre équipe et de notre volonté de porter un projet politique d’une seule voix.

La naissance des Spécialistes CSMF, le 1er Février 2020, a donné un souffle nouveau au syndicalisme médical. Notre ambition est dominée par la nécessité de travailler tous ensemble, spécialistes en médecine générale et de toutes les spécialités médicales et chirurgicales, médecins et autres professionnels de santé, tous soucieux d’offrir à nos concitoyens une médecine de qualité.

Les médecins spécialistes sont les médecins de l’expertise. Leur rôle est à ce titre essentiel. Il s’inscrit dans une meilleure définition des parcours de soins où le rôle et la place de chacun doivent être mieux définis. Notre expertise doit être reconnue dans notre mode de rémunération. La hiérarchisation de nos actes de consultants doit enfin être entendue. Nous portons le concept d’une rémunération à la qualité et à la pertinence qui donnera à notre exercice un nouvel élan.

Les médecins spécialistes sont également les médecins de l’innovation technologique et organisationnelle. Comment, en effet, imaginer notre exercice autrement que par des regroupements physiques ou virtuels entre les différents acteurs engagés dans l’offre de soins ? Comment pourrait-on négliger l’apport de la téléconsultation et de la téléexpertise ? Comment pourrait-on négliger l’apport des algorithmes décisionnels qui sont une aide précieuse à la prise de décision ?

C’est dans cet état d’esprit que Les Spécialistes CSMF est une force centrale de la Maison de l’Innovation de la Médecine Spécialisée.

Nombreuses sont les verticalités et les médecins spécialistes libéraux à avoir entendu cette nouvelle voie du syndicalisme médical.

Avec les adhésions récentes du Syndicat National des Cardiologues, du Syndicat des Psychiatres Français, du Syndicat des Radiothérapeutes Oncologues et de la décision récente de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues, plus de 22 verticalités nous ont rejoint pour porter tous ensemble ce nécessaire renouveau de la médecine libérale spécialisée.

Cette 1ère newsletter vous permettra de découvrir, ou de redécouvrir, le combat qui a été le nôtre pour obtenir de la CARMF une aide à apporter aux médecins libéraux durement touchés par ces deux derniers mois de faible activité.

Vous savez tous, qu’avec la CSMF, nous demandons au conseil d’administration de la CARMF une aide plus significative, sans pour autant prendre le risque de mettre en péril nos réserves.

La caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes nous a montré la voie. Sachons-nous en inspirer.

Le combat mené par la CSMF, et elle-seule, a permis d’obtenir un mécanisme de compensation de nos charges. Celui-ci est significatif mais reste insuffisant pour couvrir la totalité de nos charges d’exercice.

Sachez d’ores et déjà que ce mécanisme sera prorogé selon les mêmes modalités pour le mois de mai. A ce jour, seuls 40 000 des 116 000 médecins libéraux ont effectué une demande sur amelipro.fr. Ne laissez pas passer votre chance de voir une partie de vos charges compensées !

Nous aspirons tous à pouvoir reprendre notre activité professionnelle pour répondre à la demande de nos patients.

Le Président de la République et le Ministre des Solidarités et de la Santé enjoignent les français à consulter leurs médecins. Nous savons tous que les nécessaires mesures barrières et de distanciations sociales ont modifié notre exercice.

Aussi nous demandons que les surcoûts liés à ces mesures soient pris en compte par une majoration de nos consultations mais nous réclamons également la mise en œuvre d’un forfait sécurité pour certains actes techniques réalisés dans nos cabinets.

Malgré les appels incessants au plus haut niveau de la Nation, les médecins spécialistes exerçant sur un plateau technique lourd sont empêchés de soigner les français.

Les ARS bloquent la reprise progressive de l’activité dans les blocs opératoires et les unités d’endoscopie. Le syndicat Les Spécialistes CSMF a lancé, il y a 48 h, une large enquête sur ce thème. Plus de 350 réponses nous sont déjà parvenues.

Les résultats de cette enquête seront très rapidement publiés et feront l’objet d’un focus détaillé dans notre prochaine newsletter.

Très confraternellement
Dr Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF