Archives actus


L’équipe de soins spécialisés en cardiologie Ile de France ESSC – résumé

15 décembre 2021

L’équipe de soins spécialisés en cardiologie (ESSC) est une organisation de ville, regroupant des cardiologues libéraux (2ème recours), développée en lien avec les acteurs du 1er recours (médecine générale/MG, CPTS, MSP, CDS, SAMU, SAU,… et tous les autres acteurs ville-hôpital), pour améliorer l’accès à l’expertise cardiologique en ville, en cas d’indisponibilité du cardiologue traitant. La 1ère étape est de mettre en place une ESSC « pilote » dans 2 départements : 75 et 94. 

Objectif : faciliter l’accès à l’expertise cardiologique en ville, dans le 75 et le 94, y compris en urgence pour améliorer la qualité de la prise en charge cardiologique, réduire le recours au SAU, diminuer les délais de RDV.

Moyens 

  • Consultation non programmée de cardiologie libérale par un cardiologue de l’ESSC, en présentiel (dans son cabinet), exerçant dans le 75 ou le 94, à proximité du domicile du patient, 
  • Téléconsultation immédiate entre le patient, +/- le MG et le cardiologue de l’ESSC, 
  • Téléexpertise cardiologique +/- différée par rapport à la consultation avec le MG.

4 cardiologues de l’ESSC sont disponibles pour commencer la télémédecine.

Méthode 

  • Acteurs
    • Le médecin coordonateur de l’ESSC,
    • Les cardiologues de l’ESSC,
    • Les acteurs de 1° recours.
  • Solution informatique qui apportera
    • Les outils de communication nécessaires à l’ESSC (visio),
    • Des outils informatiques pour l’échange, le partage et le stockage de données dans le respect de la protection et de la sécurité des données personnelles de santé.
  • Organisation 
    • Le médecin coordonnateur de l’ESSC recevra les appels des acteurs de 1° recours aux jours et heures ouvrés (9h-19h),
    • Il proposera en lien avec le demandeur, la meilleure solution pour accéder à l’expertise cardiologique, après avoir vérifié l’indisponibilité du cardiologue traitant.
  • Communication (pour transmettre aux acteurs de 1er recours le moyen de contacter l’ESSC).
  • Evaluation : indicateurs d’organisation, de fonctionnement et de résultats.
  • Modèle économique
    • Seul le médecin coordonnateur de l’ESSC « pilote » sera financé par l’ARSIF,
    • Les autres interventions médicales sont financées dans le droit commun.

Perspectives

  • Déploiement de l’ESSC à toute l’IDF,
  • Elargissement des objectif avec notamment le développement d’une organisation territoriale intégrant l’ESSC pour améliorer le parcours du patient insuffisant cardiaque chronique (télésurveillance, ETP,…) et le dépistage précoce des facteurs de risques vasculaires (FDRV) et leur prise en charge et pour réduire l’incidence des maladies cardio-vasculaires chroniques.

L’ESSC apparait comme une organisation indispensable pour développer l’offre cardiologique de ville de proximité et renforcer l’offre de 1er recours. La coopération entre l’ESSC et les structures de 1ers  recours permettra aussi de développer ensemble les parcours de soins des patients cardiologiques chroniques et le dépistage précoce et la prise en charge des FDRV. Cette coopération permettra progressivement de sortir les cardiologues libéraux d’un exercice isolé.


La délégation des tâches ; jusqu’où ?

8 novembre 2021

La crise sanitaire du COVID a, et va changer, les rapports entre les médecins et les autres professionnels de santé d’une manière qui semble irréversible malgré l’opposition des médecins libéraux et les généralistes en particulier.

Depuis quelques mois déjà les infirmiers peuvent réaliser des vaccinations contre le COVID et la grippe, les infirmiers en pratique avancée ont été mis en place avec des prérogatives qui leur permettent de prescrire sous certaines conditions. Les masseurs kinésithérapeutes ont un accès direct pour promulguer des soins à leurs patients pour des entorses ou des lombalgies. Et les pharmaciens peuvent vacciner, héberger des cabines de téléconsultation dans leurs officines, pratiquer le TROD angine et ils ont obtenu le droit de substitution pour les génériques. Mais aussi les pharmaciens deviennent des pharmaciens correspondants et peuvent délivrer des molécules jusqu’alors prescrites par des médecins.

Ce n’est plus une délégation de tâches mais un transfert de compétences, car ces actes ne se font pas toujours à la demande du médecin.

Que faut-il retenir de cette profonde mutation :

1/ Les pouvoirs publics veulent privilégier l’accès aux soins pour tous, le quantitatif passe avant le qualitatif.

2/ Les contours métiers ne sont pas redessinés par les professionnels de santé mais ils le sont par le Ministère de la Santé et la CNAM (car derrière la délégation de tâches il y a en réalité un transfert de compétences…).

3/ Les pouvoirs publics passent outre les mécontentements des médecins libéraux et par ce biais ils les incitent à travailler en inter-pro dans les MSP, les équipes de soins primaires, les CPTS et les autres centres de santé, sinon il y aura une certaine forme de sanctions pour celles et ceux qui ne rentreront pas dans le cadre.

4/ Les pouvoirs publics veulent recentrer les médecins généralistes sur leurs expertises sans pour autant la rémunérer à son juste prix.

Et pour les médecins spécialistes ?

Si, jusqu’à présent, ils ont été épargnés, il y a fort à parier que cette mutation les concernera prochainement, sauf s’ils anticipent les attentes de la population en proposant une nouvelle offre de soins.

Réfléchir à l’organisation de l’offre de soins est encore et toujours une priorité pour les Spécialistes CSMF.


Ouvrez les yeux !
Projet de loi à l’encontre de la santé de vos yeux, les ophtalmologues s’unissent pour vous défendre

13 octobre 2021

Nous vous sollicitons car nous avons besoin de votre soutien : un projet de loi qui sera proposé au vote mi-octobre risque de dégrader la santé de vos yeux. Voilà les propositions du gouvernement :

  • Première prescription transférée aux orthoptistes (auxiliaires de santé) des lunettes et des lentilles en accès direct, sans examen médical, c’est- à-dire même chez un patient qui n’a jamais vu de médecin ophtalmologiste.
  • Dépistage transféré aux orthoptistes dès le plus jeune âge, sans supervision médicale : dépistage de l’amblyopie chez nos enfants mais aussi de pathologies chez nos parents avant l’entrée en Ehpad sans consultation auprès d’un médecin.

Pour rappel, les orthoptistes ont une formation en rééducation visuelle qui dure 3 ans. Rien ne les prépare dans leur formation à s’occuper seuls de patients ! Ils prennent des mesures de l’œil mais ne sont pas formés à leur analyse. Les ophtalmologistes ont une formation médicale et chirurgicale axée sur le dépistage et la prise en charge de pathologies ophtalmologiques résultat de 6 ans de formation spécialisée prolongeant un tronc commun médical de 6 ans. Nous souhaitons continuer le travail ensemble, nos deux professions sont complémentaires.

Ce projet de loi vise à priver une partie de la population de soins médicaux pour leurs yeux.

Le risque sanitaire est énorme pour la santé visuelle : sous-diagnostic de pathologies oculaires : 10 à 15 % des consultations de renouvellement de lunettes permettent de diagnostiquer à temps une maladie. Cela reviendrait à attendre un accident vasculaire cérébral avant de traiter une hypertension artérielle !

Cela va favoriser l’apparition de pathologies à un état très avancé (glaucome agonique, atteintes irréversibles du diabète, kératocône…) et des complications liées aux lentilles car de nombreuses pathologies ne sont pas symptomatiques et d’évolution insidieuse (Tension dans l’œil, DMLA, glaucome à pression normale, mélanome et cancer oculaire…) : les orthoptistes ne sont pas formés au dépistage de ces maladies cornéennes, rétiniennes, papillaires.

Il est ainsi possible avec cette réforme que les patients ne voient aucun ophtalmologiste tout au long de leur vie et qu’ils consultent à des stades avancés et irréversibles : ce que nous voyons déjà trop souvent.

Nos délais de consultation ont été́́ fortement réduits (augmentation du numérus clausus, travail aidé) comme l’attestent les plateformes de prise de rendez-vous en ligne. En revanche le délai de rendez-vous chez un orthoptiste est considérable dans certaines régions (rééducation orthoptique, champ visuel, bilan orthoptique) et sera forcément augmenté par le vote de cette loi.

L’ensemble des ophtalmologues de toutes les générations et de tous les modes d’exercice sont aujourd’hui dans l’incompréhension totale de ce projet de loi.

Contact : anjo.asso@gmail.com / Lien de la pétition : https://chng.it/XQ5GwPhKjJ


Avenant n°9 : les plus et les moins

20 septembre 2021

Le 28 juillet dernier, la CSMF a signé l’avenant n°9 à la convention médicale. Quel en est le constat pour les médecins spécialistes ? Ce constat est d’abord positif en ce qui concerne les mesures tarifaires attendues depuis bien trop longtemps. Nous avons décidé de porter haut et fort la nécessité de revaloriser l’APC de 5 euros, le portant à 55 euros pour toutes les spécialités. C’est un acte fort qui concerne de très nombreuses spécialités médicales et chirurgicales et qui s’inscrit dans la nécessaire coordination entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes. Nous avons également obtenu, enfin, une revalorisation des spécialités médicales le plus souvent en bas de l’échelle de revenus des médecins. C’était une revendication très ancienne de la branche “spécialistes” de la CSMF. Ces avancées tarifaires concerneront la psychiatrie, la pédiatrie, la gynécologie médicale et l’endocrinologie. Ces mesures tarifaires concernent également un dispositif d’intéressement des médecins prescripteurs de médicaments biosimilaires. Vous en trouverez le détail dans la fiche jointe. Enfin, nous sommes fiers d’avoir été le seul syndicat aux côtés de nos confrères et amis des DROM pour qui, contre vents et marées, nous avons obtenu une revalorisation des actes de la CCAM.

Si ces mesures tarifaires sont significatives, cet avenant nous laisse cependant un goût un peu amer. Il intervient après un engagement sans pareil de l’ensemble des médecins qui ont fait face avec courage et dignité à la pandémie à Covid19. Il intervient à quelques mois de la signature d’un Ségur de la santé où les milliards sont tombés pour la nécessaire restructuration de l’hôpital public. Nous aurions tant espéré que cet avenant soit la première pierre de la mise en œuvre de mesures structurelles nécessaires à l’évolution de la médecine libérale. Les mesures tarifaires sont là certes, mais après combien d’années de blocage ? … Des spécialités médicales ont été purement et simplement oubliées. C’est le cas des neurologues dont l’APY, acte de coordination qu’ils partagent avec les psychiatres, est resté au point mort. Mais c’est aussi le cas des rhumatologues, souvent moins concernés par l’APC, qui attendaient, comme d’autres verticalités, des avancées sur l’association d’un acte clinique et d’un acte technique, source d’économie et d’un meilleur accès aux soins. Il nous faudra attendre 2023 et la prochaine convention médicale au dire de l’Assurance Maladie qui s’est engagée à étudier attentivement cette requête des Spécialistes CSMF.  Les mesures concernant la téléconsultation et la téléexpertise nous donnent quelques espoirs mais comment imaginer que les médecins spécialistes utilisent la téléexpertise de façon massive pour 20 euros ? Elle est pourtant tellement nécessaire à l’amélioration de la qualité des soins et de l’offre de soins. Comment ne pas regarder avec une certaine amertume l’absence de prise en compte d’une consultation de synthèse des patients souffrant de pathologies chroniques en ALD suivis par les médecins spécialistes dans le volet numérique de cet avenant. Comment enfin ne pas s’étonner de l’absence de mesures concrètes donnant aux médecins spécialistes un intérêt à agir pour mettre en œuvre des équipes de soins spécialisés tellement nécessaires pour régler les difficultés de l’offre de soins en médecine spécialisée dans des territoires chaque jour plus nombreux.

Alors oui, cet avenant n°9 apporte des mesures tarifaires que nous attendions de longue date. Oui, la CSMF en le signant s’est engagée pour l’avenir et la convention 2023. Mais nous n’oublierons pas que cette convention devra largement repenser les bases de notre organisation pour donner aux médecins spécialistes les moyens d’une réforme structurelle qui ne peut plus attendre et dont nous avons besoin.


Ma Santé sent la chlorophylle
Université d’été : du Cabinet 2030 au Cabinet vert

29 juin 2021

Le Cabinet 2030 a pour ambition de soigner plus et de soigner mieux tout en préservant la qualité de vie des médecins. A l’évidence et à chaque fois que cela sera possible, le Cabinet 2030 sera un cabinet vert !

Évidemment l’environnement est la clé d’une meilleure santé !
Mais le sujet est vaste, il touche la qualité de vie des soignants et des patients, cela concerne également les pratiques de gestion, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux, ainsi que les éléments qui nous entourent comme l’eau, l’air, les sols et l’ensemble des activités liées en particulier à l’industrialisation, à l’urbanisation ou à l’utilisation des nouvelles technologies.

Bien évidemment la qualité de nos aliments, que certains nomment les alicaments, est aussi essentielle à notre bien-être et à notre santé.

Le Cabinet 2030 est aussi une conception architecturale qui prend en compte le respect de ce que nous sommes, car plus qu’un cabinet vert, il est une philosophie qui place le médecin et le patient au centre de toutes les préoccupations. La société est en attente d’une autre vie, de nouvelles recettes, d’une meilleure interopérabilité entre toutes nos vies, qu’elle soit familiale, professionnelle et autres… C’est l’héritage que nous lèguera le COVID-19. Voilà pourquoi santé et environnement sont dorénavant liés.

En réalité le Cabinet vert c’est surtout la prise en compte de l’écoute de ce qui nous entoure, de nos sens et de la mise en œuvre de nouvelles pratiques qui seront proposées. A l’Université d’été de la CSMF les tables rondes et les différentes formations qui vous y seront proposées iront dans ce sens.

N’attendez plus, inscrivez-vous dès aujourd’hui https://www.csmf.org/universite-ete-csmf-2021/ 

Les travaux de la maison de tous les médecins libéraux, c’est parti !

18 mai 2021

Fin juin la CSMF quittera ses locaux historiques du 79 rue de Tocqueville dans le 17ème arrondissement pour migrer, durant les travaux, à quelques centaines de mètres, dans des bureaux loués par la société Klésia.

La CSMF fait actuellement ses cartons et s’organise afin de continuer, le plus normalement possible, son activité durant cette période.

Comme annoncée avant les élections, la rénovation est en marche, les élections sont passées, la CSMF demeure le 1er syndicat de France de médecins libéraux, malgré la scission connue et forte de ce capital la CSMF doit ouvrir une nouvelle voie dans le syndicalisme.

Un syndicalisme de services, un syndicalisme force de propositions pour nos adhérents et qui se construit autour de nos trois piliers que sont l’innovation, l’expertise et la formation.

Les bureaux de la rue de Tocqueville deviendront, dès l’inauguration, les nouveaux locaux de la maison de l’excellence de la médecine libérale. Une maison ouverte à tous les médecins libéraux qui donnera le « La » de cette rénovation.

Il faut d’ores et déjà penser à vous « emparer » de cette future maison, car c’est à nous, médecins, quelle que soit notre spécialité, avec nos amis généralistes, que reviendra le devoir de la faire vivre au quotidien.

Cette maison accueillera l’administration de la CSMF, un incubateur de Start-up, un service de formation innovant, des lieux de rencontre pour favoriser nos échanges, le Cabinet virtuel 2030 et la Maison de l’Innovation de la Médecine Spécialisée, sans oublier un espace pour créer de nouvelles initiatives…

Afin que le projet irrigue tous les territoires de France, la caravane de l’innovation de la CSMF ira à la rencontre des médecins pour promouvoir ce nouveau lieu !

Bref les travaux, au propre comme au figuré, sont bien lancés ; nous vous tiendrons régulièrement au courant de l’évolution de ce grand chantier (articles et vidéos vous permettront de suivre « cette nouvelle aventure »).

Élections aux URPS : 24 spécialités et 94 élus !

22 avril 2021

Les Spécialistes CSMF est le syndicat qui rassemble le plus de spécialités médicales parmi ses élus, mais aussi le plus de spécialités élus (hors plateaux techniques lourds = anesthésistes, chirurgiens, …).

Compte-tenu de la scission du 1er janvier 2020 avec les membres d’Avenir Spé partis au Bloc, c’est une promesse très forte pour l’avenir des Spécialistes CSMF !

Les Spécialistes CSMF : seul syndicat à être présent dans les 17 régions françaises

4 février 2021

Les Spécialistes CSMF sera le seul syndicat à être présent dans toutes les régions françaises. C’est sans aucun doute le signe d’un ancrage territorial très fort et d’un sentiment d’appartenance de tous les spécialistes à la maison CSMF. Il est intéressant de constater que les listes des Spécialistes CSMF regroupent toutes les spécialités médicales sans exception aucune. Les listes sont équilibrées quelles que soient les spécialités cliniques, techniques ou praticiens de blocs opératoires.

Le renouveau de la CSMF ; la construction d’un projet politique autour de l’innovation, de l’expertise, de la formation et de la coordination ne sont pas étrangers à cette mobilisation. Par ailleurs en recueillant les témoignages des candidats CSMF, nombreux sont celles et ceux qui veulent être associés à la construction de la Maison de tous les médecins libéraux pour laquelle œuvre le syndicat. L’union c’est la victoire ; la division la défaite.

Cette belle mobilisation doit forcément se retrouver dans les urnes.

Les spécialistes libéraux disent non à une nouvelle pénurie de masques !

24 septembre 2020

L’annonce faite par la DGS le 31 juillet dernier signifiant la fin du dispositif de la distribution des masques et équipements de protection individuels programmée la semaine du 28 septembre au 04 octobre a fait l’effet d’une bombe.

Cette décision unilatérale a été mal perçue par l’ensemble des professionnels de santé notamment les spécialistes libéraux qui avaient réclamé pendant plusieurs mois cet équipement afin de protéger leurs patients et de se protéger eux-mêmes afin de travailler dans les conditions optimales de sécurité.

Cette décision unilatérale ne fait que majorer l’inquiétude alors que l’on voit l’épidémie redémarrer et que personne ne sait dans quelles conditions nous allons pouvoir continuer à exercer dans les mois à venir.

Cette décision unilatérale reste difficile à comprendre après un Ségur de la santé ou Ségur hospitalier où la médecine de ville a été totalement oubliée et où nous attendions notamment une valorisation financière concernant les spécialistes libéraux les plus exposés.

Cette décision unilatérale nous fait quand même espérer que l’État pourrait à tout moment reprendre la main dès lors que l’état sanitaire l’exigera.

Les spécialistes libéraux ont besoin d’assurance pour continuer à soigner la population dans cette situation de pandémie dont personne ne connaît actuellement le devenir.

Recadrer le Ministre de la Santé !

10 septembre 2020

Étonnante lettre de cadrage de notre Ministre de la Santé, Olivier Véran, adressée au nouveau directeur général de la CNAM monsieur Thomas Fatome. A l’évidence, au-delà de la volonté du gouvernement d’atteindre son objectif numérique de CPTS du plan Ma Santé 2022, il y a le retour de ce dogme étatique qui consiste à mettre les médecins généralistes à la ville et les médecins spécialistes à l’hôpital : d’où cette lettre de cadrage qui ouvre la négociation pour un avenant conventionnel dont l’objet sera d’essayer une fois de plus de diviser les médecins libéraux…

La CSMF, syndicat poly-catégoriel, refuse, évidemment, de tomber dans ce piège d’un autre-temps aussi a-t-elle décidé, en total accord avec nos confrères généralistes, de ne pas négocier un avenant qui favoriserai un collège plutôt qu’un autre. L’avenant doit être source de progrès pour tous les médecins libéraux.

Lors de l’Université d’été de la CSMF, le week-end dernier, la langue de bois du Ministre de la Santé et le peu de marge de manœuvre laissé au nouveau directeur de la CNAM, nous incite à réécrire la lettre de cadrage d’Olivier Véran. Ceci sera fait dès cette semaine, une nouvelle lettre sera envoyée au ministre avec les objectifs de la CSMF dans l’intérêt de tous les médecins libéraux.