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Covid dans le 06 : intérêt des patients ou perte de chance à cause de l’ARS (13)

La Gaude, le 8 novembre 2020

La CSMF06 est consternée par les menaces de Mr De Mester directeur de l’ARS PACA, adressées au représentant des 13 présidents de conférence des établissements privés et publiques (hors CHU) du département des Alpes-Maritimes qui l’avait alerté sur la possibilité dans notre département de prendre en charge les patients atteints de formes graves de la Covid tout en continuant à prendre en charge en établissements toutes les autres pathologies. C’est que font les jours nos confères médecins traitants dont le rôle crucial et trop souvent oublié par une administration trop technocratique.

La CSMF06 pointe l’incohérence entre les déclarations d’O.Veran ministre de la santé affirmant la nécessité de limiter les déprogrammations jeudi face aux médias et la politique technocratique du directeur  de l’ARS PACA voulant imposer des déprogrammations massives : Qui croire ? va-t-on renouveler en PACA les mêmes erreurs qu’au printemps dernier en oubliant les besoins de santé de nos concitoyens  hors pathologie Covid (et en étant incapable de fournir des masques aux professionnels libéraux de santé loin de leur bureau marseillais ainsi que le paiement des gardes Covid).

La CSMF06 soutient l’attitude des présidents de conférence d’établissements qui proposent que les déprogrammations soient limitées au maximum et que les interventions reportées le soient au niveau de chaque établissement sous l’égide des responsables médicaux d’établissements.

La CSMF06 est consciente de l’importance de la mobilisation de tous les professionnels de santé et privée, en ville et en établissements de soins, médicaux social  compris ; tous doivent coopérer dans un consensus médical sans hiérarchie administrative .A la lettre du président du CHU au directeur de l’ARS , la CSMF06 souligne que les difficultés chroniques , médiatisées , qui ont conduit de nombreux anesthésistes réanimateurs en conflit avec la responsable hospitalière à quitter l’hôpital, sont totalement indépendantes du contexte de la pandémie.

La CSMF06 appelle tous les établissements publics et privés à coopérer chacun chez soi pour prendre en charge dans notre département tous les patients Covid ou non-Covid, en limitant au maximum les déprogrammations dans l’intérêt de tous nos concitoyens

La CSMF06 appelle les responsables politiques de notre département d’intervenir auprès du ministre pour rappeler à la raison Mr De Mester et laisser les médecins soigner tous les patients qui le nécessitent.

La CSMF06 forte de la déontologie médicale et de notre état de droit, sera au côté de tout patient déprogrammé administrativement et victime d’une perte de chance pour se retourner vers le responsable de son préjudice.

Dr Jean-François Rey
Président CSMF06
Té 06 08 56 29 27

Déprogrammation : attention danger !

31 octobre 2020

Face à la très forte recrudescence de la pandémie à Covid-19 sur le territoire national, les Spécialistes CSMF prennent acte de la décision du Ministre de la Santé de déprogrammer toutes les activités chirurgicales et médicales pouvant l’être dans le respect d’une décision collégiale de la communauté médicale accompagnée d’une analyse médicale bénéfices/risques en fonction de la situation du patient.

Les Spécialistes CSMF en appellent à la responsabilité de chacun et condamnent avec la plus grande fermeté les directions d’établissement qui ont déprogrammé des activités médicales et chirurgicales unilatéralement, sans discernement et sans décision de la communauté médicale.

Nous appelons les ARS et les directions d’établissement à intégrer la communauté médicale aux cellules de crises et à respecter les recommandations des Conseils Nationaux Professionnels et des sociétés scientifiques concernant les mesures à observer face à cette pandémie à Covid-19.

Les Spécialistes CSMF rappellent que la déprogrammation peut avoir des conséquences néfastes en termes de santé publique comme plusieurs publications récentes l’ont démontré. Ces déprogrammations ne peuvent relever que d’une décision médicale, seuls les médecins peuvent prendre cette décision dans le respect et le salut du patient.

Nous demandons par ailleurs la reprise du mécanisme de compensation des charges des médecins et des chirurgiens dont l’activité serait touchée par la déprogrammation. Cette compensation doit, cette fois-ci, être totale. Les médecins spécialistes ne comprendraient pas que le Gouvernement méprise à nouveau les « soldats en blouses blanches » déjà fortement touchés lors de la première vague.

Les Spécialistes CSMF demandent la restauration des différentes mesures prises au printemps concernant, entre autres la téléconsultation mais aussi l’application de la rémunération des médecins qui ont travaillé en secteur Covid en n’oubliant personne en chemin cette fois-ci.

Équité pour les personnels des cabinets médicaux !

24 septembre 2020

Le Ségur de la santé qui s’est terminé il y quelques semaines par un accord salarial pour les hôpitaux va se traduire par une augmentation légitime et substantielle des salaires de tout le personnel hospitalier. Ceci concerne l’ensemble des salariés des hôpitaux publics mais également des établissements de soins privés.

La CSMF alerte une nouvelle fois le gouvernement sur la situation d’iniquité créée et sur le risque de déséquilibre avec la mise en place de ce mécanisme qui oublie les salariés des médecins libéraux. Ceci concerne tout particulièrement les centres de radiologie, les laboratoires de biologie médicale, mais aussi tous les cabinets médicaux qui ont des salariés quelle que soit la nature professionnelle telle qu’infirmière, infirmière anesthésiste, infirmière de bloc, secrétaire, etc…

La CSMF demande au gouvernement de mettre fin dans les plus brefs délais à cette situation qui va créer une inégalité de traitement entre des personnels qui travaillent souvent côte à côte. La CSMF rappelle que les tarifs des actes médicaux n’ont pas évolué depuis plusieurs années et qu’il est donc fondamental qu’un mécanisme d’accompagnement ciblé permette aux médecins employeurs de mettre à niveau les salaires de leurs salariés comme cela se fait pour l’ensemble du secteur hospitalier.

Cela est fondamental pour pouvoir maintenir le maillage territorial et l’offre de soins de proximité et de qualité que la médecine libérale a su développer.

Dr Jean-Paul Ortiz – Président de la CSMF

1ère passe d’armes !

10 septembre 2020

Thomas Fatome a réservé, le week-end dernier, sa première sortie publique en sa qualité de Directeur Général de la CNAM aux Universités d’été de la CSMF. Cette table ronde a donné lieu à une première passe d’armes avec les leaders de la confédération.

Sur le calendrier tout d’abord. Comme a pu le lui rappeler Carole Couvert, Présidente honoraire CFE-CGC et vice-présidente du CESE, négocier un avenant conventionnel à quelques mois d’élections professionnelles impose des moyens importants et une ambition de taille, au risque de partir à l’échec avant d’avoir commencé.

Sur le fond principalement. L’étonnante lettre de cadrage du Ministre de la Santé Olivier Véran adressé à Thomas Fatome a donné lieu à un premier recadrage et à une mise au point très claire de la part des Spécialistes CSMF. Après deux conventions successives ayant oublié la médecine spécialisée libérale, notre attente est grande et notre détermination est intacte pour que les spécialistes retrouvent la place qui est la leur dans le système de santé français. La coordination, l’expertise et l’innovation doivent en être les maîtres mots. Et cela impose des moyens et une volonté politique clairement affichée. Une simplification de la nomenclature des actes cliniques passant par 4 niveaux de consultations valorisés à hauteur de leur complexité en est un des piliers. La télé expertise ne peut se concevoir sans une rémunération digne du niveau d’expertise demandé aux médecins spécialistes. L’avoir mise à 12 € a conduit à son échec. Le point travail des actes techniques reste immuablement bloqué depuis 2005 ! Cela n’est plus acceptable et ce n’est pas la perspective d’une simplification de la CCAM technique qui peut suffire à nous faire renoncer à cette revendication légitime.

Si nous sommes ouverts à travailler ensemble pour un meilleur accès aux soins, si les soins non programmés en médecine spécialisée sont au cœur de nos préoccupations, si nous poussons pour une prise en compte de la qualité et de la pertinence dans nos rémunérations, ces négociations à venir ne peuvent se concevoir sans une volonté affichée de donner les moyens de ses ambitions à la médecine libérale. Les médecins et les français ne comprendraient pas une politique des « petits bras » au lendemain de ces derniers mois difficiles où notre engagement au service des français a été exemplaire.

Monsieur Fatome, c’est dans cet état d’esprit que nous abordons les négociations à venir ! Nous saurons vous le rappeler !