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Complémentaire santé : ostéopathes, psychologues, la priorité ?

29 juin 2021

Le remboursement des séances de psychologie, annoncé en grande pompe en mars dernier pour lutter contre la détresse psychologique des Français, est sans doute une bonne chose à condition que la prescription se fasse sous la houlette d’un médecin psychiatre, ce qui n’est pas forcément le cas. Le socle minimal proposé par les complémentaires santé est de s’engager à rembourser au moins 4 séances dans la limite de 60 € minimum par séance ! Sachant que 96 % des Français sont couverts par une complémentaire santé, cela représente un coût certain…

De même, il y a quelques années déjà, les complémentaires santé s’étaient engagées à prendre en charge les consultations d’ostéopathes sur un forfait annuel de 200 € par adhérent (que l’ostéopathe soit médecin, kiné ou ni l’un ni l’autre !)

Chez Les Spécialistes CSMF nous nous inquiétons de cette dérive des complémentaires santé qui, pour séduire leurs adhérents, promeuvent des actes médicaux qui ne sont pas encadrés par un médecin, ou des actes parfois même pas reconnus par l’Assurance Maladie.

Par ailleurs, les complémentaires santé sont en train de créer un appel d’air pour former plus de psychologues et plus d’ostéopathes pour répondre à un « marché » créé artificiellement par ces assurances.

Avec le recul, nous savons aujourd’hui que de nombreux ostéopathes, qui ne sont ni kiné ni médecin, ont du mal à vivre de leur profession. Et nous médecins, nous interrogeons sur la qualité de ces actes qui n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous. Une détresse psychologique comme un trouble fonctionnel du corps peuvent cacher d’autres pathologies que seul un médecin pourra reconnaître.

Enfin, nous pouvons aussi légitimement nous interroger pour savoir si ces mesures sont vraiment prioritaires pour la santé des Français. Ne serait-il pas plus judicieux de mieux rembourser les patients qui font appel à un spécialiste pour une pathologie même si ce dernier pratique un dépassement d’honoraires ? Dépassement qui permet au spécialiste de consacrer plus de temps médical à son patient et d’investir dans l’innovation technique et organisationnelle afin d’être en mesure de proposer le meilleur pour la santé des Français.

C’est ça la priorité pour Les Spécialistes CSMF.


Déprogrammation : où en sommes-nous ?

29 juin 2021

Il y a un an, Les Spécialistes CSMF dénonçaient les déprogrammations administratives et les reprogrammations effectuées avec parcimonie après trois mois d’absence de soins liée au premier confinement.
Nous avions obtenu de la DGOS que plus jamais les déprogrammations ne seraient imposées administrativement par les ARS ou les directions d’établissement et qu’au contraire, toute déprogrammation ferait l’objet d’une décision médicale.
Depuis quelques semaines, la troisième vague de déprogrammations dans les établissements de santé publics et privés inquiète.
Une fois encore, ces déprogrammations sont imposées sans aucune concertation avec le corps médical. C’est le cas de certaines ARS imposant aux directions d’établissement des déprogrammations pouvant atteindre 80% de l’activité réglée. C’est aussi le cas de certains directeurs d’établissement qui, au prétexte d’un manque de personnels, ferment des services et des blocs opératoires sans aucune concertation avec le corps médical.
Cela touche toutes les activités et on mesure aujourd’hui les risques sanitaires mais aussi juridiques liés à un retard important de prise en charge. Nos assureurs s’en inquiètent et la récente analyse de Monsieur Germain DECROIX, juriste à la MACSF sur la déprogrammation et la responsabilité médicale, est là pour en témoigner.
Les recommandations de Germain DECROIX sont d’introduire la collégialité dans la décision des déprogrammations, d’être très attentifs à l’annonce au patient de la déprogrammation de son acte, de fournir les explications nécessaires au patient et de tenir informés de la déprogrammation les autres membres de l’équipe médicale prenant en charge le patient et tout particulièrement le médecin traitant.
Les Spécialistes CSMF souscrivent à ces recommandations et en appellent au sens des responsabilités des pouvoirs publics et des directions d’établissement pour limiter au maximum les déprogrammations et s’assurer que celles-ci relèvent d’une décision médicale partagée.


Les chiffres région par région

22 avril 2021

Pour tout savoir région par région

Pour une analyse objective de la situation il faut noter les différences majeures avec les élections de 2015 :

1/ La fusion des collèges 2 et 3

2/ Un nouveau vote électronique

3/ Une diminution du nombre d’élus dans les collèges

4/ De nouveaux syndicats (UFML ; JM)

5/ Une alliance syndicale (Le Bloc – Avenir Spé)


Le SMMq recommande la vaccination anti-Covid-19

Fort de France, le 11 janvier 2021

L’épidémie de Covid-19 continue de faire ses ravages dans le monde entier, en mettant sous tension le système
de soins dans les hôpitaux, ce qui est préjudiciable à la prise en charge des pathologies habituelles cardiaques,
cancéreuses etc. ; en désorganisant l’économie par les confinements et autres couvre-feu répétés ; en altérant
les comportements des humains et les relations culturelles par la distanciation physique imposée et nécessaire.

Le SMMq, à travers son 1er CP du 16 mars 2020 a été lanceur d’alerte à un moment où les yeux de la population
martiniquaise étaient rivés sur les élections. Nous avons aussi produit une étude épidémiologique sur le SARSCov-2, basée sur une enquête transversale téléphonique auprès des médecins libéraux en avril 2020.

Aujourd’hui, un élément important apparaît : l’arrivée des vaccins, tant attendus. Ces vaccins ont été produits
en un temps record, ce qui peut entrainer des interrogations légitimes sur leur qualité intrinsèque pour la
prévention, seule arme efficace d’avenir.

NOS CONSTATS ACTUELS :

  • Deux vaccins à ARN messager synthétique sont actuellement déployés sur le territoire français. Les études scientifiques d’immunologie sur le coronavirus ont une antériorité de plus de vingt ans. Le vaccin ROR, basé sur l’ARN messager naturel est utilisé depuis plus de 20 ans ! Ces 2 vaccins, de Pfizer et de Moderna ont, lors de leurs études préliminaires, été testés sur plus d’une trentaine de milliers de cobayes humains. Ils sont actuellement injectés à des millions de personnes dans le monde sans que des effets particulièrement délétères aient été rapportés. Pas plus, ni moins que les autres vaccins !
    Notre réserve principale à leur égard pointe l’ignorance de la durée de l’immunité qu’ils engendrent, mais qui ne saurait être de moins de 6 mois.
  • Les troubles induits à court et moyen terme par le Covid-19 sont graves, particulièrement chez les personnes âgées ou polypathologiques, avec ses impacts thrombo-emboliques (AVC, Embolie pulmonaire etc.), neurologiques (Syndromes de Guillain et Barré etc.), et notamment psychiatriques (décompensations de toutes sortes en rapport avec le virus mais aussi avec les effets collatéraux des mesures de santé publique liberticides exacerbant la désocialisation et les ruptures de soins ; le rebond des tentatives de suicide, des dépressions, des burn-out, des phobies, des fibromyalgies, des asthénies chroniques etc.). Tous ces troubles justifient à nos yeux la prévention de cette pathologie virale.
  • Et ces deux constats obligent à mettre en balance les bénéfices et les risques des vaccins. Au SMMq, nous tranchons clairement en recommandant la vaccination contre le Covid-19.

NOS RECOMMANDATIONS SONT :

  • Vaccination pour les personnes âgées en EHPAD, les personnes avec polypathologies ou de plus de 50 ans, les drépanocytaires de tous phénotypes de plus de 18 ans, …mais aussi pour le maximum de martiniquais dès que cela sera possible.
  • Vaccination pour les médecins, qui recommanderont à leur tour la vaccination à leurs patients et donneront l’exemple en se faisant vacciner eux-mêmes. A cet égard, une séance de vaccinations des médecins volontaires sous l’œil des médias est prévue avec le service du Professeur André CABIE au CHUM le samedi 16 janvier 2021 à partir de 11h.
  • Maintien des mesures barrières habituelles avec le port du masque, le lavage des mains et la distanciation physique.

Docteur Jean MOGADE, président du SMMq

Contacts presse :
Dr Lucien LIN : 06 96 29 46 00
Dr Jean MOGADE : 06 96 22 24 81


Covid dans le 06 : intérêt des patients ou perte de chance à cause de l’ARS (13)

La Gaude, le 8 novembre 2020

La CSMF06 est consternée par les menaces de Mr De Mester directeur de l’ARS PACA, adressées au représentant des 13 présidents de conférence des établissements privés et publiques (hors CHU) du département des Alpes-Maritimes qui l’avait alerté sur la possibilité dans notre département de prendre en charge les patients atteints de formes graves de la Covid tout en continuant à prendre en charge en établissements toutes les autres pathologies. C’est que font les jours nos confères médecins traitants dont le rôle crucial et trop souvent oublié par une administration trop technocratique.

La CSMF06 pointe l’incohérence entre les déclarations d’O.Veran ministre de la santé affirmant la nécessité de limiter les déprogrammations jeudi face aux médias et la politique technocratique du directeur  de l’ARS PACA voulant imposer des déprogrammations massives : Qui croire ? va-t-on renouveler en PACA les mêmes erreurs qu’au printemps dernier en oubliant les besoins de santé de nos concitoyens  hors pathologie Covid (et en étant incapable de fournir des masques aux professionnels libéraux de santé loin de leur bureau marseillais ainsi que le paiement des gardes Covid).

La CSMF06 soutient l’attitude des présidents de conférence d’établissements qui proposent que les déprogrammations soient limitées au maximum et que les interventions reportées le soient au niveau de chaque établissement sous l’égide des responsables médicaux d’établissements.

La CSMF06 est consciente de l’importance de la mobilisation de tous les professionnels de santé et privée, en ville et en établissements de soins, médicaux social  compris ; tous doivent coopérer dans un consensus médical sans hiérarchie administrative .A la lettre du président du CHU au directeur de l’ARS , la CSMF06 souligne que les difficultés chroniques , médiatisées , qui ont conduit de nombreux anesthésistes réanimateurs en conflit avec la responsable hospitalière à quitter l’hôpital, sont totalement indépendantes du contexte de la pandémie.

La CSMF06 appelle tous les établissements publics et privés à coopérer chacun chez soi pour prendre en charge dans notre département tous les patients Covid ou non-Covid, en limitant au maximum les déprogrammations dans l’intérêt de tous nos concitoyens

La CSMF06 appelle les responsables politiques de notre département d’intervenir auprès du ministre pour rappeler à la raison Mr De Mester et laisser les médecins soigner tous les patients qui le nécessitent.

La CSMF06 forte de la déontologie médicale et de notre état de droit, sera au côté de tout patient déprogrammé administrativement et victime d’une perte de chance pour se retourner vers le responsable de son préjudice.

Dr Jean-François Rey
Président CSMF06
Té 06 08 56 29 27


Déprogrammation : attention danger !

31 octobre 2020

Face à la très forte recrudescence de la pandémie à Covid-19 sur le territoire national, les Spécialistes CSMF prennent acte de la décision du Ministre de la Santé de déprogrammer toutes les activités chirurgicales et médicales pouvant l’être dans le respect d’une décision collégiale de la communauté médicale accompagnée d’une analyse médicale bénéfices/risques en fonction de la situation du patient.

Les Spécialistes CSMF en appellent à la responsabilité de chacun et condamnent avec la plus grande fermeté les directions d’établissement qui ont déprogrammé des activités médicales et chirurgicales unilatéralement, sans discernement et sans décision de la communauté médicale.

Nous appelons les ARS et les directions d’établissement à intégrer la communauté médicale aux cellules de crises et à respecter les recommandations des Conseils Nationaux Professionnels et des sociétés scientifiques concernant les mesures à observer face à cette pandémie à Covid-19.

Les Spécialistes CSMF rappellent que la déprogrammation peut avoir des conséquences néfastes en termes de santé publique comme plusieurs publications récentes l’ont démontré. Ces déprogrammations ne peuvent relever que d’une décision médicale, seuls les médecins peuvent prendre cette décision dans le respect et le salut du patient.

Nous demandons par ailleurs la reprise du mécanisme de compensation des charges des médecins et des chirurgiens dont l’activité serait touchée par la déprogrammation. Cette compensation doit, cette fois-ci, être totale. Les médecins spécialistes ne comprendraient pas que le Gouvernement méprise à nouveau les « soldats en blouses blanches » déjà fortement touchés lors de la première vague.

Les Spécialistes CSMF demandent la restauration des différentes mesures prises au printemps concernant, entre autres la téléconsultation mais aussi l’application de la rémunération des médecins qui ont travaillé en secteur Covid en n’oubliant personne en chemin cette fois-ci.


Équité pour les personnels des cabinets médicaux !

24 septembre 2020

Le Ségur de la santé qui s’est terminé il y quelques semaines par un accord salarial pour les hôpitaux va se traduire par une augmentation légitime et substantielle des salaires de tout le personnel hospitalier. Ceci concerne l’ensemble des salariés des hôpitaux publics mais également des établissements de soins privés.

La CSMF alerte une nouvelle fois le gouvernement sur la situation d’iniquité créée et sur le risque de déséquilibre avec la mise en place de ce mécanisme qui oublie les salariés des médecins libéraux. Ceci concerne tout particulièrement les centres de radiologie, les laboratoires de biologie médicale, mais aussi tous les cabinets médicaux qui ont des salariés quelle que soit la nature professionnelle telle qu’infirmière, infirmière anesthésiste, infirmière de bloc, secrétaire, etc…

La CSMF demande au gouvernement de mettre fin dans les plus brefs délais à cette situation qui va créer une inégalité de traitement entre des personnels qui travaillent souvent côte à côte. La CSMF rappelle que les tarifs des actes médicaux n’ont pas évolué depuis plusieurs années et qu’il est donc fondamental qu’un mécanisme d’accompagnement ciblé permette aux médecins employeurs de mettre à niveau les salaires de leurs salariés comme cela se fait pour l’ensemble du secteur hospitalier.

Cela est fondamental pour pouvoir maintenir le maillage territorial et l’offre de soins de proximité et de qualité que la médecine libérale a su développer.

Dr Jean-Paul Ortiz – Président de la CSMF


1ère passe d’armes !

10 septembre 2020

Thomas Fatome a réservé, le week-end dernier, sa première sortie publique en sa qualité de Directeur Général de la CNAM aux Universités d’été de la CSMF. Cette table ronde a donné lieu à une première passe d’armes avec les leaders de la confédération.

Sur le calendrier tout d’abord. Comme a pu le lui rappeler Carole Couvert, Présidente honoraire CFE-CGC et vice-présidente du CESE, négocier un avenant conventionnel à quelques mois d’élections professionnelles impose des moyens importants et une ambition de taille, au risque de partir à l’échec avant d’avoir commencé.

Sur le fond principalement. L’étonnante lettre de cadrage du Ministre de la Santé Olivier Véran adressé à Thomas Fatome a donné lieu à un premier recadrage et à une mise au point très claire de la part des Spécialistes CSMF. Après deux conventions successives ayant oublié la médecine spécialisée libérale, notre attente est grande et notre détermination est intacte pour que les spécialistes retrouvent la place qui est la leur dans le système de santé français. La coordination, l’expertise et l’innovation doivent en être les maîtres mots. Et cela impose des moyens et une volonté politique clairement affichée. Une simplification de la nomenclature des actes cliniques passant par 4 niveaux de consultations valorisés à hauteur de leur complexité en est un des piliers. La télé expertise ne peut se concevoir sans une rémunération digne du niveau d’expertise demandé aux médecins spécialistes. L’avoir mise à 12 € a conduit à son échec. Le point travail des actes techniques reste immuablement bloqué depuis 2005 ! Cela n’est plus acceptable et ce n’est pas la perspective d’une simplification de la CCAM technique qui peut suffire à nous faire renoncer à cette revendication légitime.

Si nous sommes ouverts à travailler ensemble pour un meilleur accès aux soins, si les soins non programmés en médecine spécialisée sont au cœur de nos préoccupations, si nous poussons pour une prise en compte de la qualité et de la pertinence dans nos rémunérations, ces négociations à venir ne peuvent se concevoir sans une volonté affichée de donner les moyens de ses ambitions à la médecine libérale. Les médecins et les français ne comprendraient pas une politique des « petits bras » au lendemain de ces derniers mois difficiles où notre engagement au service des français a été exemplaire.

Monsieur Fatome, c’est dans cet état d’esprit que nous abordons les négociations à venir ! Nous saurons vous le rappeler !