Presse

Remboursement des actes des psychologues :
pas à n’importe quelles conditions !

29 avril 2021

La pression politique pour la participation et la prise en charge des soins des psychologues par l’assurance maladie se fait de plus en plus forte.

Les psychologues demandent une juste rémunération pour leur travail et certaines assurances complémentaires accèdent à leur demande avec des remboursements bien au delà de la consultation du psychiatre.

Nous voulons rappeler l’importance primordiale du travail des psychiatres dans toutes les formes de souffrance psychique et de troubles mentaux. Les consultations des psychiatres sont d’une grande diversité et leur complexité est encore très largement sous évaluées par l’assurance maladie.

Les soins prodigués par les psychologues ne sauraient s’exonérer du parcours de soins initié par le médecin traitant ou le psychiatre au regard d’un contexte clinique préalablement défini. Au cours des soins et selon un protocole clairement établi, dans la mesure où ce contexte clinique peut évoluer, un avis psychiatrique doit être requis. L’éventuel conventionnement des psychologues imposera la requalification du travail des psychiatres à une juste valeur. De nécessaires augmentations tarifaires devront être appliquées.

L’éventualité d’un espace de liberté tarifaire pour les psychologues avec la participation financière des complémentaires devra être immédiatement applicable à tous les médecins.

Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF
06.14.09.64.56

Dr David Soffer
Secrétaire Général du Syndicat des Psychiatres Français (SPF)
Membre du Bureau Les Spécialistes CSMF
06.22.98.12.96

Dr Yves Froger
Psychiatre
Membre du Bureau Les Spécialistes CSMF


Enquête « Transparence »
Les médecins parlent de leurs établissements

23 mars 2021

Interrogés par Les Spécialistes CSMF, 647 médecins et chirurgiens de 39 spécialités différentes (32,7% de chirurgiens, 7,4% d’anesthésistes, 38% de spécialités médico-techniques, 21,9% de spécialités médicales)  et de toutes les régions françaises ont répondu à un questionnaire centré sur leurs conditions d’exercice.

88,9% ont un exercice libéral exclusif, 9% un exercice mixte et 2,2% un statut salarié. 63,2% exercent au sein d’une clinique privée sans actionnariat médical, 15,8% au sein d’une clinique privée avec actionnariat médical minoritaire, 14,6% au sein d’une clinique avec actionnariat médical majoritaire et 6,5% au sein d’un ESPIC.

A la question « vos recommandations professionnelles sont-elles respectées par votre direction ? », la réponse a été oui en ce qui concerne le personnel qualifié pour 76,2% des répondeurs et oui pour 71,8% en ce qui concerne le matériel.

A la question « subissez-vous des recommandations appuyées sans concertation avec la CME dans le cadre de votre exercice de la part de votre direction administrative ? » la réponse a été oui pour 40,6% dans le choix des médicaments, oui pour 44,3% dans le choix du matériel et oui pour 31,3% afin d’augmenter la cadence de travail.

Concernant la politique des achats, celle-ci se fait sans tenir compte de la proposition de la CME et de ses médecins à la direction de la liste des médicaments et dispositifs en usage dans l’établissement dans 42,1%

Concernant le projet médical d’établissement, la co-gouvernance CME-direction existe pour 66,3% des répondeurs. Les fonctions transversales (CME, CLIN, CLUD, CLAN, …) ne sont pas valorisées pour 57,9% des répondeurs

Le niveau de redevance administrative et pour gestion des honoraires est resté stable pour 80,8% des répondeurs entre 5 et 10% pour 44,9%, et entre 3 et 5% pour 32,5%

Dans cette enquête, près d’un médecin ou d’un chirurgien sur deux juge que ses conditions d’exercice se sont dégradées au cours des 5 dernières années. Cela doit nous interroger. Nous ne pouvons plus accepter qu’un médecin ou un chirurgien sur 3 travaille avec un matériel ne répondant pas aux recommandations de son CNP et qu’un médecin ou un chirurgien sur 4 déclare ne pas bénéficier du personnel qualifié et formé comme ses recommandations le lui demandent.

Les Spécialistes CSMF demande au Ministère de la Santé de prendre ses responsabilités et de convier, en urgence, à une table ronde les différents acteurs concernés (DGOS, CNAM, FHP, Syndicats Médicaux) afin de sortir de cette situation inacceptable pour les médecins et les patients.

Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF
06.14.09.64.56


Déprogrammation administrative : un scandale d’État

10 mars 2021

En Mars 2020, Les Spécialistes CSMF dénonçaient les déprogrammations administratives des activités médicales et chirurgicales mettant en danger nos concitoyens ainsi privés d’un accès aux soins nécessaire à leur état de santé.

En Mai 2020, les Spécialistes CSMF ont été les seuls à dénoncer la lenteur prise dans la reprogrammation essentiellement liée aux injonctions des ARS mais aussi à des décisions de certaines directions de cliniques.

A l’été 2020, le Ministre des Solidarités et de la Santé nous assurait que cela ne se produirait plus et qu’il resterait très attentif à l’accès aux soins des français.

Mars 2021, l’ARS Île de France a donné « l’ordre ferme » aux hôpitaux et aux cliniques de déprogrammer 40% de leur activité.  Cette déprogrammation administrative est inacceptable. Depuis plus d’un an, médecins et chirurgiens ont fait preuve d’agilité et ont su répondre à une crise sanitaire sans précédent.
Monsieur le Ministre, laissez les médecins s’organiser !
Laissez-nous soigner les français !
La déprogrammation est une décision médicale ! Ne l’oubliez pas !

Franck Devulder
Président Les Spécialistes CSMF
06.14.09.64.56

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