Presse

Le jeu morbide des ARS et des établissements

2 juillet 2020

La pandémie à COVID-19 a conduit de nombreuses personnes à différer les soins qui leur étaient nécessaires. Les pathologies prises en charge sont aujourd’hui plus avancées et plus sévères. Les études menées sur ce sujet vont toutes dans le même sens.

Ainsi, 60% des médecins spécialistes déclarent traiter des patients plus graves (source Les Spécialistes CSMF).  La publication du rapport annuel sur les charges et produits de l’Assurance maladie fait état de centaines de milliers de tests de dépistage du cancer colo-rectal non reçus ou interprétés mais aussi d’un retard de 182 000 coloscopies. Il en va de même de la prise en charge de nombreux patients en attente d’explorations ou d’interventions chirurgicales. 

Ces éléments auraient dû nous inciter à redoubler d’activité pour éviter qu’à la vague COVID ne succède celle d’une surmorbi-mortalité liée à des retards de prise en charge.

Les Spécialistes CSMF ont déjà pointé du doigt la responsabilité des ARS dans ce retard à la reprise d’activité en établissements de santé.

Cette responsabilité concerne la gestion des produits anesthésiques menée sans transparence ni co-gestion et la pression mise sur les établissements de santé.

Mais cette responsabilité semble être aussi à mettre au crédit de certaines directions de cliniques expliquant “avoir reçu des consignes de limiter l’activité, le nombre de lits et la masse salariale jusque fin 2020 pour bénéficier de la totalité de la compensation du chiffre d’affaires calculé sur le résultat 2019″. Interrogé par Les Spécialistes Csmf, la réponse d’un leader de groupes de cliniques parle de “malentendu”. Les Spécialistes CSMF en appellent à une parfaite clarification, à un démenti de cette limitation d’activité et à une reprise totale et immédiate de l’activité opératoire.

Docteur Franck DEVULDER
Président Les Spécialistes CSMF

Contact presse : Docteur Franck DEVULDER – 06.14.09.64.56

Communiqué les Spécialistes CSMF : Reprise d’activité : notre inquiétude grandit !

29 mai 2020

Alors que le Gouvernement annonce un passage au vert de quasiment tout le territoire national et l’entrée dans la deuxième phase du déconfinement, l’accès des patients au bloc opératoire et aux unités d’endoscopie reste problématique.

Les médecins spécialistes se sont inquiétés à maintes reprise du renoncement aux soins de nombreux français pendant la période de confinement. Depuis le 11 mai dernier, le volume de consultations croît progressivement, atteignant pour cette dernière semaine, 90% de l’activité habituelle (source Doctolib). En revanche, l’accès aux blocs opératoires, aux unités de cardiologie interventionnelle et aux unités d’endoscopie, reste contraint par les injonctions des ARS.

L’enquête menée par Les Spécialistes CSMF révèle une limitation d’accès aux plateaux techniques lourds dans plus de 90% des cas, une limitation du nombre d’interventions par vacation de 89%, ainsi qu’une remise en cause des indications opératoires par les établissements pour 55% des répondeurs.

Depuis le début du confinement, 60% des 500 répondeurs à cette enquête, issus de toutes les spécialités exerçant sur un plateau technique lourd, révèlent avoir dû soigner des pathologies plus graves en raison du retard de prise en charge.

Pour plus de 70% des répondeurs, les contraintes sont liées aux injonctions des ARS craignant une deuxième vague à COVID-19 ou invoquant des tensions sur la disponibilité de produits anesthésiants. Ces contraintes sont également liées au manque de places disponibles en hospitalisation et en ambulatoire pour 46% des répondeurs et au manque de personnels dans les établissements de santé pour 23% des médecins sondés.

Il y a urgence. Les Spécialistes CSMF réitèrent solennellement leur demande et appellent le Ministre de la Santé et les Directeurs Généraux des ARS à prendre toutes les mesures permettant une reprise de l’activité sur les plateaux techniques lourds. Attendre plus ferait courir un risque sanitaire grave à de nombreux patients.

Docteur Franck DEVULDER
Président Les Spécialistes CSMF

Contact presse : Docteur Franck DEVULDER – 06.14.09.64.56

Communiqué Les Spécialistes CSMF : Les conditions de la reprise

18 mai 2020

Les Spécialistes CSMF, premier syndicat de médecins spécialistes français, en appelle au Ministre de la Santé et à l’Assurance Maladie pour que les conditions de la reprise d’activité soient présentes dès les premiers jours de déconfinement.

La pandémie à Covid-19 modifie nos conditions d’exercice au sein de nos cabinets médicaux. Notre activité impose aujourd’hui des mesures de protection spécifiques (plexiglas, SHA,…) mais aussi des temps incompressibles de désinfection de nos locaux entre chaque consultation. Nous appelons l’Assurance Maladie à en tenir compte en attribuant une majoration pour tous nos actes de consultation.

Par ailleurs, plusieurs spécialités effectuent des actes invasifs au cabinet médical. C’est entre autres le cas des ORL, des radiologues, des rhumatologues, des gastro-entérologues, des pneumologues, des allergologues et de nombreuses autres spécialités. Ces actes nécessitent aujourd’hui un environnement sécurisé renforcé en raison du COVID-19.

Nous appelons l’Assurance Maladie à en tenir compte au travers d’un forfait sécurité-environnement pour le maintien de cette offre spécifique de soins dans les cabinets de médecins spécialistes.

Docteur Franck DEVULDER
Président Les Spécialistes CSMF

Contact presse : Docteur Franck DEVULDER – 06.14.09.64.56